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ASSEMBLÉE ANNUELLE DES ACTIONNAIRES 2011

Allocution de Benoît Huard

Le Windsor, Montréal
17 février 2011

Merci, François.

Ce matin, je vais vous informer de nos résultats pour l'exercice 2010, de notre situation financière ainsi que de l'utilisation que nous avons faite des liquidités dont nous disposions. Enfin, je vais vous entretenir sur l'évolution prévue de notre situation financière au cours des prochains trimestres.

* * * *

D'abord, permettez-moi de débuter par les résultats de notre exercice financier 2010. Je voudrais simplement vous rappeler que les résultats qui seront présentés n'incluent plus nos activités de publipostage aux États-Unis, puisqu'elles sont désormais présentées à titre d’activités abandonnées. Dans l'ensemble, nos résultats pour l'exercice reflètent l'aboutissement de notre plan de rationalisation mis en place en 2009 ainsi que le rendement généré par nos récents investissements, les gains de parts de marché et l'amélioration relative du climat économique.

Nos revenus consolidés ont diminué de 4 %, pour s'établir à 2,1 milliards de dollars, principalement en raison des dispositions et des fermetures, de l'effet du taux de change et de l'effet du papier. En ne tenant pas compte de ces facteurs, la croissance interne de nos revenus s'est élevée à 26 millions de dollars, soit 1 %, principalement en raison de la contribution de nos nouveaux contrats d'impression jumelée à la reprise des dépenses publicitaires par les annonceurs nationaux et locaux dont a bénéficié notre secteur des médias. Compte tenu du fait que nous œuvrons dans une industrie en transformation et que nous émergeons d'une récession, nous sommes très fiers d'être parvenus à générer une telle croissance interne de nos revenus.

En ce qui a trait à la rentabilité, notre bénéfice d'exploitation avant amortissement a atteint 382 millions de dollars, ce qui représente un sommet historique. En fait, notre marge de BAIIA s'est accrue : elle est passée de 15,6 % à 18,3 %. Ces résultats ont été possibles grâce à nos initiatives d'amélioration continue de l’efficience, dont environ 30 millions de dollars proviennent du plan de rationalisation mis en place en 2009, ainsi qu'à la contribution de nos nouveaux contrats, tels que celui visant l’impression du quotidien The San Francisco Chronicle pour une année complète. Ils ont été partiellement compensés par la hausse des investissements stratégiques, qui sont passés en charges à des fins comptables, dans le secteur des médias et celui de l’interactif.

Il est important de souligner que notre bénéfice d'exploitation ajusté s'est constamment amélioré tout au long de l’exercice. Le quatrième trimestre de 2010 a marqué le sixième trimestre consécutif d'augmentation de notre BAII ajusté par rapport à celui correspondant de l’exercice précédent. La contribution la plus significative s'est manifestée dans la première moitié de l'année, alors que nous avons bénéficié des derniers effets de nos mesures de rationalisation annoncées en 2009. L'amélioration constatée pendant la seconde moitié de l'année témoigne de l'effet combiné de notre culture d'amélioration continue et de nos nouveaux contrats.

Un montant de 16 millions de dollars avant impôts principalement lié à la réduction de la main-d'œuvre a été imputé aux résultats sous la rubrique « Dépréciation d'actifs et frais de restructuration », tandis qu'un montant de 13 millions de dollars avant impôts principalement lié aux noms commerciaux dans le secteur des médias a été imputé aux résultats sous la rubrique « Dépréciation des écarts d'acquisition et actifs incorporels ».

Étant donné que ces charges inhabituelles ont été beaucoup plus faibles que l'an dernier, le bénéfice net a évidemment augmenté de manière significative au cours de l'exercice 2010. Cependant, même si l'on exclut ces éléments inhabituels, le bénéfice net ajusté a augmenté considérablement, soit de 19 %. Cette mesure plus appropriée d’évaluer la performance de nos activités pour l'exercice permet aussi de témoigner du dévouement et de la contribution de tous nos employés.

* * * *

Sur ce, regardons de plus près notre situation financière pour l'exercice 2010. Je suis heureux de pouvoir vous confirmer que Transcontinental continue de générer des flux de trésorerie considérables. En 2010, nos activités d'exploitation ont généré des liquidités de 316 millions de dollars, un record historique. Permettez-moi de vous résumer l’utilisation que nous avons faite de ces liquidités.

Nous avons investi 127 millions de dollars en dépenses en immobilisations. De cette somme, nous avons consacré environ 100 millions de dollars à notre nouvelle plateforme d’impression hybride de journaux et de circulaires. Comme vous pouvez le constater, les dépenses en immobilisations qui n'étaient pas destinées aux projets majeurs ont été plutôt limitées. En fait, avec l'achèvement de ce dernier projet, nous nous attendons, au cours des prochaines années, à ce que les dépenses en immobilisations se limitent à environ 75 millions de dollars par année. La moitié de ces investissements devraient être réalisés dans le secteur des médias et dans celui de l’interactif.

Nous avons versé 28 millions de dollars en dividendes, soit 35 cents par action, aux détenteurs d'actions participantes. En fait, nous avons augmenté notre dividende à deux reprises dans les douze derniers mois. Une fois au deuxième trimestre 2010, où nous l'avons augmenté de 13 %, puis de nouveau au premier trimestre de 2011, marqué par une augmentation supplémentaire de 22 %. Au cours des dix dernières années, nous avons augmenté notre dividende chaque année, sauf en 2009, compte tenu des conditions économiques prévalant à ce moment-là. Nous avons aussi payé 7 millions de dollars en dividendes aux détenteurs d'actions privilégiées.

Le solde des flux de trésorerie provenant de l'exploitation a été principalement utilisé pour réduire notre endettement net. En fait, je dois dire que cette année, les activités de financement nous ont passablement moins occupés que l'an dernier! Au lieu de nous doter d'outils de financement, nous avons remboursé une partie de la dette. Nous avons remboursé et annulé la « Tranche B » de nos facilités de crédit, qui représentait 150 millions de dollars, et nous avons utilisé le produit net de 105 millions provenant de la vente de nos activités de publipostage aux États-Unis pour réduire nos facilités de crédit renouvelables. Le crédit à terme rotatif renouvelable de la Société est dorénavant constitué uniquement de la « tranche A », d’un montant de 400 millions de dollars qui vient à échéance en septembre 2012. Nous utilisons actuellement moins de la moitié de ce crédit à terme rotatif. Hier, nous avons annoncé que nous utiliserons cette flexibilité pour payer à l’avance nos facilités de crédit de 100 millions de dollars accordées par la Caisse de dépôt et placement du Québec.

Afin d'obtenir une plus grande flexibilité, nous avons aussi annoncé hier que nous avons renouvelé notre programme de titrisation, arrivé à échéance en août dernier. Il prend désormais la forme d'un programme de 200 millions de dollars d'une durée de deux ans. Nous ne prévoyons pas avoir à utiliser ce programme à court terme.

Ainsi, nous disposons d'une saine situation financière. Notre endettement net a diminué, passant de 791 millions de dollars à la fin de 2009 à 694 millions à la fin de 2010. Par conséquent, notre ratio d'endettement net sur le BAIIA s'établit maintenant à 1,8x, comparativement à 2,6x pour la même période de l'an dernier, bien en deçà de l'intervalle cible de 2,0x à 2,5x fixé par la direction. En fait, en décembre dernier, Standard & Poor’s a augmenté notre notation de crédit de BBB- à BBB, nous ramenant ainsi à la notation que nous avions avant la crise financière. Cette hausse indique que le marché reconnaît notre solide position financière, notre approche disciplinée ainsi que notre grande capacité à générer des liquidités.

Cela dit, nous avons récemment modifié notre ratio d'endettement net sur le BAIIA cible, car nous avons amélioré notre situation financière beaucoup plus rapidement que prévu grâce à l'émission d'actions privilégiées, au remboursement de la dette à même le produit de la disposition de nos activités de publipostage aux États-Unis, ainsi qu'à l'augmentation du BAIIA et à la diminution de nos dépenses en immobilisations. En tenant compte de la transformation rapide de l’industrie dans laquelle nous œuvrons, de notre désir d'obtenir une plus grande flexibilité financière ainsi que des nouvelles normes minimales établies par les agences de notation de crédit, nous avons décidé de fixer notre ratio d'endettement net sur le BAIIA cible à environ 1,5x. Nous avons confiance que nous atteindrons ce nouvel objectif assez rapidement, puisque nous réduirons considérablement nos dépenses en immobilisations au cours des prochaines années et que nous profiterons pleinement de nos récents investissements.

Sur cette note, j'aimerais vous réitérer que le profil de génération de flux monétaires nets de notre entreprise s'améliorera clairement au cours des prochaines années et qu'en matière d'utilisation de ces liquidités, notre priorité sera de rembourser nos dettes, de poursuivre l’augmentation de nos dividendes et de soutenir prudemment notre transformation stratégique.

* * * *

En conclusion, Transcontinental a réalisé une très bonne performance au cours de l'exercice 2010. Nous avons poursuivi l'exécution du plan d'action que nous avions mis en place en 2009. Nous en avons d'ailleurs tiré profit, puisque nous avons obtenu des résultats records au chapitre du bénéfice d'exploitation avant amortissement et des flux de trésorerie provenant de l'exploitation.

L'exercice 2011 sera lui aussi rempli de défis et d'occasions de progresser. Durant la prochaine année, nous profiterons pleinement de la contribution du projet d’impression du quotidien The Globe and Mail ainsi que de la génération de synergies découlant de l'exploitation de nos actifs les plus productifs. Nous allons également accélérer nos investissements stratégiques dans nos nouveaux services novateurs de médias numériques et de marketing interactif pour accélérer notre croissance.

Je vous remercie beaucoup de vous être joints à nous ce matin, et j'invite Rémi à venir conclure.

 

 
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