Merci, François.
Merci à vous tous d’être
ici parmi nous aujourd’hui. Il est toujours agréable
de rencontrer un si grand nombre de gens qui appuient
Transcontinental à l’occasion de notre
assemblée annuelle. Et vous êtes si nombreux,
chers actionnaires, à vous intéresser
à votre société.

Cet après-midi, je présenterai
les résultats de l’exercice financier 2007
et les mettrai en perspective, et ce, tant du point
de vue de notre rendement opérationnel que du
point de vue des objectifs financiers inscrits dans
le cadre de notre projet d’affaires Évolution 2010.
Vous constaterez que votre Société
connaît une bonne croissance, autant au chapitre
de son chiffre d’affaires que de celui de son
bénéfice. Vous verrez aussi que nous avons
plusieurs projets pour assurer notre croissance future
et que nous avons les moyens de les réaliser.
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Commençons par le chiffre d’affaires.
Nos revenus ont augmenté de 2 % et se sont
établis à 2,3 milliards de dollars.
De prime abord, cette hausse peut sembler négligeable,
mais permettez-moi de démontrer les progrès
que nous avons réalisés et qui sont de
bon augure pour les prochaines années. En effet,
la croissance interne de nos ventes a atteint presque
3 % au cours de la dernière année.
Comme vous pouvez le constater à partir du graphique
présenté à l’écran,
nous avons commencé l’année avec
une croissance interne de 0,7 % au premier trimestre,
puis nous l’avons haussée, trimestre après
trimestre, pour terminer l’année avec une
croissance interne de 4,4 %. De plus, cette croissance
a été générée par
presque toutes nos activités à des degrés
divers, qu’il s’agisse de nos activités
dans les médias ou dans l’imprimerie. L’objectif
de croissance interne des ventes inscrit dans Évolution 2010
a été fixé à 5 % en
moyenne par année. Comme vous pouvez le constater,
nous sommes clairement en voie de l’atteindre.
Comme Rémi l’a mentionné
plus tôt, malgré que l’industrie
de l’impression subisse actuellement une transformation
rapide et profonde, elle offre encore d’excellentes
occasions de développement à ceux qui
sont dotés d’une stratégie gagnante
et du leadership nécessaire pour mettre cette
stratégie en œuvre. Votre Société
est du nombre. Nous sommes en croissance et nous avons
plusieurs projets en vue pour poursuivre cette expansion
au cours des prochaines années.
Ne perdons pas de vue que nous ne sommes
pas qu’un imprimeur : nous sommes aussi un
leader au sein de l’industrie des médias
au Canada. Malgré qu’il ne représente
que 26 % de nos revenus, notre secteur des médias
génère plus de 40 % de notre bénéfice
d’exploitation. Nous avons conçu des projets
emballants pour cette année, dans nos médias.
Mentionnons seulement le lancement du magazine More
pour le marché francophone au Québec à
la suite du succès remporté par le lancement
de ce magazine en anglais l’an dernier, ainsi
que des initiatives en matière d’édition
sur mesure, la publication du journal Métro
à Halifax et le lancement de nombreux nouveaux
portails s’adressant à des communautés
d’intérêts ciblées, comme
les domaines de l’alimentation et du mieux-être.
Revenons à nos résultats
de 2007. Jetons un coup d’œil sur notre
bénéfice. Notre bénéfice
net ajusté a diminué de 4 % et notre
bénéfice net a diminué de 11 %.
Cependant, si on exclut l’effet du taux de change,
les chiffres révèlent une autre réalité.
En fait, notre bénéfice par action ajusté
a augmenté de 11 %. Cette mesure constitue
une bien meilleure indication du rendement opérationnel
net de la Société au cours de l’exercice
2007. En plus d’avoir assuré la croissance
interne du chiffre d’affaires comme je l’ai
mentionné il y a quelques minutes, nous continuons
à gérer nos coûts très efficacement,
année après année. En 2007, nous
avons mis en œuvre des programmes de réduction
des coûts dans tous nos groupes, et plus particulièrement
au sein de notre Groupe des produits commerciaux. De
plus, les restructurations et les investissements déjà
réalisés commencent à porter leurs
fruits.
L’objectif inscrit dans Évolution 2010
consiste à augmenter le bénéfice
par action ajusté, en excluant l'effet négatif
relié au taux de change, de 10 % par année
en moyenne. Comme vous pouvez clairement le constater,
nous avons en fait surpassé cet objectif en 2007.
Nous avons d’ailleurs la ferme conviction que
nous atteindrons cet objectif d’ici 2010.
Ainsi donc, si on n’analyse que
les valeurs nominales, nos résultats pour 2007
peuvent ne pas sembler impressionnants, mais, si nous
les mettons en perspective, ils sont en fait très
bons. Il faut tenir compte des difficultés qui
ont prévalu dans nos marchés, dont le
rationnement du crédit et l’appréciation
rapide du dollar canadien. Je sais que je me répète,
mais je dois vraiment prendre quelques minutes pour
expliquer l’effet que le taux de change a eu sur
nos résultats, car cet effet a été
majeur au cours des dernières années et
le phénomène s’est répété
en 2007.
Entre novembre 2006 et octobre 2007, le
dollar canadien a atteint un plafond de 1,06 $
et un plancher de 84 cents, ce qui représente
un écart de 22 cents. L’appréciation
du dollar canadien a été rapide et sans
précédent, en 2007. Le dollar canadien
a même franchi le seuil de la parité pour
la première fois depuis 1976. Malgré que
nos contrats de couverture de change aient limité
les effets de l’appréciation du dollar
canadien en permettant de les étaler sur une
plus longue période, la structure de ces contrats
a fait en sorte que nous avons été davantage
touchés en 2007 qu’en 2006. Seulement au
cours de la dernière année, nous avons :
- absorbé un effet négatif de 28 millions
de dollars sur nos revenus;
- perdu 22 millions de dollars de bénéfice
avant intérêts, impôts et amortissement
- et 16 millions de dollars de bénéfice
net,
- ce qui représente 18 cents par action.
Sur l’écran, vous pouvez
constater l’appréciation de notre dollar
au cours des cinq dernières années, ainsi
que l’effet cumulatif que nous avons dû
surmonter en raison de cette appréciation. Comparativement
à 2002, l’appréciation du dollar
a entraîné l’effet cumulé
suivant :
- Nous avons perdu 181 millions de dollars
de chiffre d’affaires et
- 73 millions de dollars de bénéfice
avant intérêts, impôts et amortissement
- et notre bénéfice net a diminué
de 51 millions de dollars,
- ce qui représente un total de 57 cents
par action.
Cette appréciation sans précédent
du dollar canadien au cours de la deuxième moitié
de la dernière année, combinée
aux cours actuels qui fluctuent autour de la parité,
signifie que nous devrons encore cette année
faire face à un effet négatif du taux
de change sur nos résultats. En fait, nous prévoyons
un nouvel effet de 20 millions de dollars avant
impôts cette année, en nous basant sur
l’hypothèse d’une parité avec
le dollar américain. Si le dollar cesse de s’apprécier,
l’exercice 2007 devrait être le dernier
où les sommets atteints par le dollar canadien
auraient un effet considérable sur nos résultats.
Toute médaille a deux côtés :
notre Société s’est améliorée
et elle en ressort plus forte. Au cours des dernières
années, l’appréciation du dollar
canadien nous a incités à mettre l’accent
sur l’amélioration continue et à
investir dans nos immobilisations corporelles. Par conséquent,
nous sommes aujourd’hui beaucoup plus concurrentiels,
dans nos marchés. De plus, l’appréciation
du dollar canadien nous permet de procéder à
des investissements en immobilisations corporelles et
à des acquisitions aux États-Unis à
des prix plus avantageux.
Pour résumer, nos résultats
pour 2007 sont très satisfaisants, au chapitre
de l’exploitation. Nous avons accru à la
fois notre chiffre d’affaires et nos bénéfices.
Nous avons amorcé des projets de croissance stimulants
dans nos trois principaux domaines de croissance :
nous avons des possibilités de nouveaux projets
d’impartition de l’impression de journaux;
nous poursuivons le développement de la plateforme
numérique du secteur des médias et certaines
occasions d’acquisitions intéressantes
se profilent pour notre segment du marketing direct.
Notre Société connaît un développement
continu et est axée sur la croissance.
Avant d’exposer notre situation
financière, j’aimerais glisser un mot sur
l’événement malencontreux que nous
avons vécu cette année. Nous avons dû
procéder à des redressements de nos états
financiers des exercices antérieurs totalisant
près de 20 millions de dollars, puisque
nous avons décelé deux erreurs comptables
hors trésorerie, ou « non cash »
si vous préférez. Nous prenons très
au sérieux notre obligation de fournir une information
financière fidèle et nos contrôles
internes restent très solides dans leur ensemble.
En fait, les récentes améliorations apportées
à nos contrôles et procédures, qui
ont permis de mettre à jour ces deux erreurs,
réduisent le risque que des erreurs semblables
se reproduisent.
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Penchons-nous maintenant sur notre situation
financière. Votre Société continue,
année après année, de générer
d’importantes liquidités. En 2007, nous
avons généré plus de 240 millions
de dollars de fonds tirés de nos activités
d’exploitation. Permettez-moi de souligner comment
nous avons utilisé ces fonds.
Nous avons d’abord procédé
à l’acquisition de PLM Group, le quatrième
plus important imprimeur au Canada pour un débours
d’environ 130 millions de dollars en incluant
la dette. Cette acquisition vient appuyer notre stratégie
de croissance, qui consiste à accroître
notre présence dans le segment du marketing direct.
Nous avons aussi investi 130 millions
de dollars en immobilisations corporelles, dont une
partie était liée à notre projet
d’impartition de l’impression de journaux
à San Francisco, une voie de croissance prioritaire
pour la Société. Nous y consacrons 6 %
de nos revenus, comparativement à nos principaux
concurrents qui y investissement en moyenne moins de
4 %. La plupart de nos usines et équipements
ont été modernisés et sont bien
rodés. Nous sommes donc prêts à
nous adapter aux changements qui surviennent dans l’industrie
de l’impression, caractérisée par
des tirages et des temps de cycle plus courts.
Nous avons aussi racheté 2,5 millions
d’actions, pour une contrepartie totale d’environ
53 millions de dollars, car nous avons la ferme
conviction que le rachat d’actions ajoute de la
valeur pour nos actionnaires. Au cours des deux dernières
années, nous avons racheté 6,0 millions
d’actions, pour une contrepartie totale de 120 millions
de dollars. Nous croyons que le rachat de nos propres
actions représente un excellent investissement,
puisque notre titre se négocie actuellement à
5,1x fois notre BAIIA, alors que notre Société
est en croissance, que d’excellentes occasions
de croissance s’offrent à elle et qu’elle
tire plus de 40 % de ses bénéfices
de ses activités dans le secteur des médias.
De plus, nous avons augmenté notre
dividende annuel à 28 cents par action en
2007, ce qui représente une hausse de 10 %
par rapport à 2006. Rappelons que cette augmentation
correspond à l’objectif d’Évolution 2010
qui consiste à soutenir la croissance de notre
dividende. En fait, nous avons augmenté notre
dividende chaque année au cours des cinq dernières
années. Notre dividende est passé de 14 cents
en 2003 à 28 cents en 2007.
Par conséquent, notre ratio d’endettement
net sur la capitalisation totale s’établissait
à 29 % à la fin du dernier exercice,
ce qui se situe légèrement en deçà
de l’objectif d’Évolution 2010,
soit entre 35 % et 50 %. Cela dit, nous avons
encore une grande marge de manœuvre pour saisir
et financer les nombreuses occasions de croissance qui
s’offrent à nous. DBRS et Standard and
Poor's nous ont tous les deux accordé une cote
de crédit évaluée au niveau de
valeur d’investissement et nous avons accès
aux marchés financiers au besoin.
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Nous pouvons conclure en affirmant que
votre Société a obtenu un excellent rendement
opérationnel en 2007 et qu’elle est plus
que jamais en excellente position pour poursuivre son
développement. D’excellentes occasions
de croissance s’offrent à nous pour les
prochaines années, tant dans le domaine de l’impression
que dans celui des médias. Nous demeurons convaincus
d’atteindre les objectifs d’Évolution 2010,
plus particulièrement celui consistant à
augmenter notre bénéfice par action ajusté
en excluant l’effet négatif relié
au taux de change de 10 % par année en moyenne
de 2006 à 2010. Nous croîtrons de manière
responsable, et je peux vous assurer que nous le ferons
avec toute la discipline financière et toute
la rigueur dont nous avons toujours fait preuve. Bref,
nous mettrons tout en œuvre pour que notre croissance
profite à nos trois piliers : nos employés,
nos clients et vous, nos actionnaires.
Je vous remercie beaucoup de m’avoir
accordé de votre temps, et j’invite Rémi
à venir conclure.