Merci Rémi et bienvenue à
tous et à toutes.

Webdiffusion
des allocutions
L’assemblée de cette année
revêt pour moi un caractère très spécial
puisqu’en cette même journée, l’an
dernier, je devenais officiellement président et
chef de la direction de Transcontinental.
Croyez-moi, cela a été une
année mouvementée !
D’entrée de jeu, je veux vous
dire que je suis très fier de nos résultats
financiers de 2008. En excluant les éléments
inhabituels, la très grande majorité de
nos indicateurs financiers ont connu une hausse, dans
certains cas appréciable. Encore une fois, nous
avons démontré notre capacité à
maintenir le cap sur la croissance dans des conditions
économiques difficiles et je veux en rendre hommage
à nos gens dans l’ensemble de l’entreprise.
En même temps, nous avons continué
d’investir avec pertinence dans notre réseau
d’imprimeries, dans le développement de nos
marques et dans le déploiement de nos contenus
sur des plateformes numériques. Nous avons également
effectué de nombreuses acquisitions dans nos nouveaux
services, tant au Canada qu’aux États-Unis.
Transcontinental bénéficiera, dès
2009, de ces investissements.
CONTEXTE DE RÉCESSION
Exceptionnellement cette année, je
veux d’abord vous parler du court terme. Car nous
vivons un contexte particulièrement difficile.
Rémi en a parlé tout à l’heure :
notre économie est en récession et elle
s’enlise davantage chaque jour.
En tant qu’actionnaires, vous êtes
en droit de nous demander : « Quelles
mesures avez-vous prises pour y faire face ? Qu’entendez-vous
faire à partir de maintenant ? Allons-nous
nous en sortir ? »
Je vous le dis sans hésiter :
oui, nous allons nous sortir de cette récession,
et nous en sortirons renforcés ! Mais cela
a exigé, et exigera encore, des décisions
difficiles.
Proactivité
et mobilisation
L’une des grandes caractéristiques
de Transcontinental, c’est notre gestion responsable
et disciplinée. Nous n’avons donc pas attendu
d’être dans la tourmente avant d’agir
et nous l’avons fait à notre façon,
c’est-à-dire par la mobilisation de nos gens.
Ainsi, du côté de nos activités
de production, nous nous sommes livrés à
un rigoureux exercice d’évaluation de nos
capacités afin d’ajuster nos coûts
à la demande. Nos investissements en immobilisations,
à l’exception de ceux prévus pour
l’impartition de l’impression de journaux,
ont été réduits de façon substantielle.
Nous nous sommes concentrés sur les initiatives
absolument nécessaires ou stratégiques et
pour lesquelles la récupération de notre
investissement est très rapide.
Du côté des fonctions administratives,
nous avons questionné chaque poste budgétaire
et chaque nouveau projet. Nous avons instauré
un gel d’embauches. Pour leur part, les cadres supérieurs
de la Société ont décidé de
prendre deux semaines de congé sans solde mais
de les travailler quand même.
Au moment où je vous parle, j’estime
nos réductions de coût à environ 75 millions
de dollars sur une base annualisée, dont 50 millions
dès 2009. Bien sûr, il faut en déduire
les coûts de fermeture et d’indemnités
de départ.
Malheureusement, 1500 postes sont abolis.
Cette mesure touche particulièrement nos activités
de publipostage aux États-Unis mais, de façon
générale, toutes nos activités en
Amérique du Nord. C’est une situation difficile
sur le plan humain, mais nous agissons dans l’intérêt
de l’ensemble de nos employés. Nos politiques
de ressources humaines en matière de mises à
pied sont responsables et équitables. En plus,
j’ai demandé à nos dirigeants de faire
plus que jamais preuve de respect, d’empathie et
d’écoute à l’endroit des employés
qui nous quittent.
Nous continuons de suivre la situation de
très près. Il y eu, et il y aura, d’autres
fermetures de titres et d’usines. Partout dans l’entreprise,
nos gestionnaires ont commencé à implanter
diverses mesures : des congés sans solde,
l’abolition d’événements internes,
la réduction des dépenses de voyage, d’autres
réductions de capacité, et j’en passe.
Notre objectif est de passer à travers cette tempête
tout en gardant le plus grand nombre d’employés
afin d’être prêts à profiter
de l’après-récession.
Le mouvement vient donc de la base. Mon
rôle en est un de coordination. Je veux en rendre
hommage à nos dirigeants qui sont des entrepreneurs
capables de prendre des décisions difficiles et
d’y faire participer leurs gens.
Autre atout :
notre discipline financière
Un autre atout important dans le contexte
actuel, c’est notre gestion financière disciplinée.
Cela a permis de commencer l’exercice financier
2009 avec un bilan solide. Dans un contexte où
l’accès au crédit est restreint et
plus coûteux, c’est un avantage inestimable.
Nous avons ainsi pu commencer à renouveler des
financements qui viennent à échéance
en 2009 et nous pouvons continuer à investir de
façon judicieuse dans notre croissance future.
Nous entendons maintenir cet équilibre
prudent entre nos profits, nos coûts, notre dette
et nos investissements.
RÉINVENTER
TRANSCONTINENTAL
Voilà pour le court terme. Mais en
tant que chef de la direction, mon rôle est de maximiser
la valeur à long terme de Transcontinental. Récession
ou pas.
Garder les yeux sur le long terme signifie
d’abord repenser et actualiser notre stratégie
à la lumière de l’évolution
technologique, culturelle et sociale. Dès mon entrée
en fonction, j’ai relancé nos équipes
de direction : « Comment repositionner
notre offre globale au marché afin de maximiser
notre potentiel de croissance ? »
Cet exercice a connu son aboutissement lors
de notre rencontre annuelle des dirigeants. Des clients
sont venus là nous dire trois choses :
- Nous voulons plus de personnalisation publicitaire.
- Nous voulons déployer nos contenus publicitaires
sur un large éventail de plateformes.
- Nous voulons diminuer le nombre de nos fournisseurs.
Depuis plusieurs années déjà,
nous avons entrepris d’élargir notre offre
de service pour intégrer Internet, de nouveaux
services marketing et de nouvelles plateformes de communications.
Nous avons décidé d’intensifier
cette action et, en même temps, de continuer à
développer nos activités de base comme
éditeur et imprimeur.
J’aimerais remercier Isabelle Marcoux
et son équipe qui ont piloté cette nouvelle
et cruciale étape de notre processus de planification
stratégique. Je remercie également Isabelle
pour chacune des acquisitions que je vais mentionner à
partir de maintenant : la gestion des acquisitions
est son deuxième chapeau.
Bâtir le
nouveau
Pour « bâtir le nouveau »,
nous avons élaboré quatre axes de croissance
prioritaires.
Le premier de ces axes vise à soutenir
le développement de nos activités de communications
marketing. Ainsi, nous nous sommes d’abord donné
une nouvelle structure d’exploitation dont la principale
nouveauté consiste en la création du secteur
des communications marketing.
Ce nouveau secteur se concentre sur la création
et le développement de services axés sur
la personnalisation publicitaire, les nouvelles plateformes
de communications et les activités d’impression
de produits marketing. Sa compétence clé
est la connaissance des dernières tendances en
matière de marketing pour joindre les consommateurs.
C’est un haut lieu d’exploration et d’innovation.
Ce secteur génère des revenus annualisés
d’environ 400 millions de dollars et sa présidence
sera comblée sous peu.
En 2008, nous avons enrichi son offre de
service par quatre acquisitions stratégiques représentant
100 millions de dollars de nouveaux revenus :
- Premièrement ThinData, un leader canadien
du marketing direct interactif par courriel préautorisé.
Située à Toronto, ThinData compte une
soixantaine d’employés. Bienvenue dans
la grande famille Transcontinental à Chris
Carder et à son équipe.
- La seconde est Rastar, une entreprise de Salt Lake
City qui offre des services de marketing personnalisés
au moyen de bases de données interactives et
d’impression numérique variable. Bienvenue
à son fondateur, Kevin Despain, à Grant
Fletcher et à leurs 300 employés.
- Par la suite, nous avons acquis Redwood Custom Communications,
un chef de file nord-américain de la communication
sur mesure. Située à Toronto, Redwood
crée des solutions clés en main de contenu
personnalisé pour l’imprimé et
le numérique. Bienvenue à Eric Schneider
et à son équipe de 130 créateurs.
-
Enfin, il y a eu Conversys, le premier
fournisseur canadien de circulaires électroniques.
Située à London, en Ontario, Conversys
réutilise et adapte les contenus créés
pour l’impression en contenu Internet interactif.
Je souhaite la bienvenue aux trois fondateurs, Mark
Baldwin, Dan Hurrel et Larry Chevalier, ainsi qu’à
leur équipe.
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Notre secteur des médias également
a été très actif à bâtir
le nouveau. Ce secteur, qui regroupe nos activités
d’édition de magazines, de journaux et de
livres, la distribution de porte en porte, ainsi que plus
de 120 sites Internet, a généré
des revenus de 650 millions de dollars en 2008. C’est
Natalie Larivière qui en est la présidente.
Transcontinental possède plus de
170 journaux locaux et régionaux dans six
provinces canadiennes et en tire des revenus annuels d’environ
270 millions de dollars. Nous y comptons au-delà
de 400 représentants des ventes bien intégrés
dans leurs communautés. C’est en raison de
cette force unique que nous avons identifié notre
offre aux communautés locales à travers
le Canada comme notre deuxième axe de croissance.
L’un des faits saillants de 2008 a
été le lancement en novembre de weblocal.ca,
un site pancanadien de recherche en ligne pour trouver
et évaluer les entreprises locales, leurs produits
et leurs services. Hautement interactif, weblocal.ca génère
son contenu à même l’information transmise
par les utilisateurs. Au cours des 30 derniers jours,
notre site a déjà attiré 1,8 million
de visiteurs uniques. Il s’agit là d’un
démarrage exceptionnel qui dépasse largement
les attentes. Cette initiative, et d’autres à
venir, nous permettront de générer de nouveaux
revenus et d’enrichir notre offre multiplateforme
pour les annonceurs locaux. Félicitations à
Marc Ouellette, à Andrei Uglar et à leur
équipe pour cette belle réussite.
Parmi les autres réalisations numériques
prometteuses, j’en mentionne deux :
- le lancement du site recipefeast.com, la contrepartie
anglophone du très populaire site recettes.qc.ca
qui accueille près d’un million d’internautes
chaque mois;
- et le passage à la technologie mobile de
nos sites thehockeynews.com et canadianliving.com;
soit dit en passant, plus de 80 000 amateurs
ont déjà pris l’habitude de visiter
thehockeynews.com sur leur mobile ou leur Blackberry.
En 2008, Transcontinental a tiré des revenus
de 17 millions de dollars de ses sites Internet,
une hausse de 30 % par rapport à 2007. De
quatre millions de visiteurs uniques par mois,
nous sommes passés à plus de six millions.
Je m’empresse d’ajouter que nos activités
Internet sont rentables.
Développer
et prolonger nos activités de base
Conformément au deuxième volet
de notre stratégie, nous avons également
continué à développer nos activités
de base.
Chez Transcontinental, nous pratiquons deux
grands métiers en évolution constante, ceux
d’éditeur et d’imprimeur, et nous sommes
convaincus que l’imprimé continuera d’être
une partie importante de toute stratégie de communication,
de vente et de marketing, mais en complémentarité
avec les nouveaux médias. Et vice-versa :
associés à l’imprimé, les nouveaux
médias deviennent encore plus performants.
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En tant que leader canadien de l’édition
de magazines destinés aux consommateurs, nous détenons
un portefeuille de titres qui rejoint au-delà de
11 millions de Canadiennes chaque mois. Nous les
accompagnons dans toutes les facettes de leur vie professionnelle
et familiale. Voilà pourquoi nous avons fait de
cette offre de contenus et de solutions notre troisième
axe de croissance prioritaire.
En 2008, nous avons ainsi lancé le
magazine Vita, la version française du magazine
More destiné aux femmes de 40 ans et plus.
À l’image du succès sans précédent
de More lancé en mars 2007, le tirage de
Vita a atteint 75 000 abonnés dès le
second numéro. Félicitations à Francine
Tremblay et à son équipe pour ce double
succès.
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Nos activités d’impression
restent l’un des piliers de notre modèle
d’affaires. Pour en soutenir la croissance, nous
les avons regroupées au sein d’un secteur
unique qui a généré des revenus de
1,5 milliard de dollars en 2008. Ce troisième
secteur, qui constitue notre plus importante source de
revenus, regroupe nos services aux éditeurs de
journaux, de livres et de magazines, nos activités
mexicaines, les activités de publipostage aux États-Unis,
ainsi que notre offre de service aux détaillants.
Brian Reid en a été nommé le président
en novembre dernier. Brian s’est joint à
Transcontinental en 1992 et a gravi les échelons
un à un avec grand succès. Félicitations
pour cette nouvelle nomination, Brian.
Notre offre intégrée de service
d’impression aux éditeurs constitue notre
quatrième axe de croissance prioritaire.
Parmi les faits saillants de 2008, notons
le gain de Rogers Communications. Il s’agit d’un
contrat exclusif de six ans pour l’impression de
la totalité de ses magazines. L’autre gain
majeur a été celui de la chaîne pharmaceutique
Shoppers Drug Mart-Pharmaprix, dont nous imprimons les
circulaires à travers le Canada depuis avril 2008
dans le cadre d’un contrat de cinq ans. À
eux seuls, ces deux clients ajoutent des revenus annuels
d’environ 65 millions de dollars. Je veux remercier
Brian Reid, Norrie Meth et leur équipe pour ces
nouveaux partenariats prometteurs.
Du côté de l’impression
de journaux, nous profiterons dès 2009 du début
de l’impression du San Francisco Chronicle et
des retombées de notre investissement dans la modernisation
de notre usine Transcontinental Transmag, à Montréal.
Par ailleurs, en 2008, nous avons signé
un contrat de 1,7 milliard de dollars, commençant
à la fin de 2010, pour l'impression de The Globe and Mail
jusqu’en 2028. En plus de prolonger les ententes
actuelles couvrant les provinces de l'Atlantique, le Québec
et l’Ontario, ce contrat ajoute les marchés
de l’Alberta et de la Colombie-Britannique. Pour
Transcontinental, il s’agira de revenus annuels
d’environ 95 millions de dollars, dont 25 millions
constituent de nouveaux revenus.
Nous devons le succès de ces projets
d’impression de journaux à Ted Markle, à
Michel Lévesque et à leur équipe.
Félicitations à vous deux.
En somme…
En somme, Transcontinental se retrouve aujourd’hui
dans une position enviable pour maximiser son potentiel
de croissance. Nous avons les clients, à qui nous
livrons déjà une grande proportion de leurs
outils marketing. Nous avons la crédibilité
d’affaires. Nous sommes des créateurs de
contenus pour nos publications et nos sites Internet.
Et nous avons la solidité financière pour
accélérer l’ajout de nouveaux services
marketing et de nouvelles plateformes de communications
à notre offre de service.
DÉVELOPPEMENT
DURABLE
Avant de conclure, j’aimerais à
mon tour vous parler rapidement de développement
durable. À cette même tribune l’an
dernier, j’ai pris l’engagement d’en
faire une priorité pour Transcontinental. Parmi
nos initiatives, je vous parlais de notre politique avant-gardiste
d’achat de papier que nous venions de nous donner
et qui va bien au-delà des normes et des certifications
reconnues. Depuis, nous avons entrepris de sensibiliser
nos fournisseurs et nos clients afin de les aider à
franchir ce pas avec nous.
Aujourd’hui, je suis fier de rendre
public un résultat concret et vérifiable
de notre action quotidienne. De 2007 à 2008, l’utilisation
par nos clients du papier classé catégorie
« or », qui est au sommet en matière
de respect des normes de gestion durable des forêts,
a augmenté de 37 %. Et cette augmentation
s’est même intensifiée depuis le début
de l’actuel exercice.
Je suis également très fier
de l’obtention de la triple certification de traçabilité
des produits forestiers par nos 45 installations au Canada
et aux États-Unis. Cette triple certification indique
que le processus par lequel le papier est fabriqué
respecte les normes de gestion durable des forêts.
J’aimerais en remercier Jean Denault
qui a ajouté, avec beaucoup de conviction, le développement
durable à ses autres responsabilités.
EN GUISE DE CONCLUSION
En conclusion, la conjoncture s’annonce
difficile en 2009. Nous continuerons de prendre les décisions
nécessaires. À court terme, ces décisions
représentent des coûts, mais elles contribueront
à améliorer nos résultats financiers
à moyen terme et, ainsi, à assurer la pérennité
de l’entreprise.
Nous continuerons également à
faire preuve de discipline sur le plan financier et en
tant que consolidateur dans les industries de l’édition
et de l’impression en Amérique du Nord, tout
en bâtissant prudemment notre nouvelle offre de
service.
Je suis convaincu que nous avons les actifs,
les capacités organisationnelles, la stratégie,
les valeurs et, surtout, les gens pour non seulement passer
à travers la tempête, mais en sortir renforcés
et en bonne position pour poursuivre notre croissance.
Je vous remercie de votre attention et je
cède la parole à Benoît Huard, vice-président
et chef de la direction financière de la Société.