Merci , Luc, et bonjour à tous.
J’ajoute à tes propos que c’est également
un grand jour pour tous les membres de l’équipe
dédiée à la promotion de Transcontinental
aux États-Unis comme imprimeur de journaux. La signature
officielle du contrat est la dernière étape
d’un long processus qui a exigé beaucoup d’efforts
et de nombreuses heures de travail. Alors merci pour son
leadership à Ted Markle, vice-président au
développement des affaires du Groupe des journaux,
et à son équipe représentée
ici par Pierre Manseau et Pierre Deslongchamps. Je m’en
voudrais aussi d’oublier Christine Desaulniers, vice-présidente
aux affaires juridiques et secrétaire de la Société,
qui, pendant des mois, a fait de l’épais volume
tenant lieu de contrat sa lecture de chevet préférée.

Par ailleurs, si nous pouvons aujourd’hui faire
cette première incursion majeure aux États-Unis,
c’est parce que des éditeurs de journaux canadiens
ont fait preuve de vision et de courage en nous faisant
confiance depuis plusieurs années, ce qui nous a
permis de perfectionner notre modèle. Je pense à
Philip Crawley, éditeur et chef de la direction de
The Globe and Mail, et à son équipe
du Globe que nous imprimons dans ses principaux
marchés au Canada, et à Guy Crevier, président
de Gesca et président et éditeur de La
Presse que nous imprimons, depuis octobre 2003, dans
une usine ultramoderne construite à cette fin à
Montréal. Je les remercie tous les deux de leur confiance
et de leur soutien.
L’an dernier, nous avons commencé, à
notre usine de Toronto, l’impression de The New
York Times pour les marchés de l’Ontario
et du nord de l’État de New York. L’association
à ce client prestigieux nous a aidés à
acquérir une notoriété immédiate
aux États-Unis. Aujourd’hui, pour notre première
incursion majeure aux États-Unis mêmes, nous
nous associons à un autre nom prestigieux, Hearst
Corporation, qui jouit d’une notoriété
et d’une crédibilité uniques à
l’échelle internationale. Pour vous donner
une idée, Hearst publie quelque 200 magazines à
travers le monde, dont Cosmopolitan, Good Housekeeping
et O, The Oprah Magazine, et possède
29 stations de télévision qui rejoignent ensemble
18 % des téléspectateurs américains.

Luc Desjardins avec
Ted Markle, vice-président au développement
des affaires du Groupe des journaux.
Nous le faisons également avec un quotidien majeur,
le San Francisco Chronicle, qui fait partie du
portefeuille de 12 quotidiens américains détenus
par Hearst, avec entre autres le Houston Chronicle
et le Albany Times Union. La dynamique équipe
de direction du San Francisco Chronicle est dirigée
par son éditeur, Frank Vega.
Croyez-moi, nous nous associons à des gagnants !
Luc mentionnait tout à l’heure que nous aurons
dorénavant Hearst Corporation et le San Francisco
Chronicle comme partenaires d’affaires. Je dois
vous dire que George Irish, président de Hearst Newspapers,
Frank Vega et notre équipe, nous nous sommes rencontrés
intensément pour un bon bout de temps maintenant.
D’abord, pour nous apprivoiser mutuellement, et sur
ce plan, la grande crédibilité d’affaires
de Transcontinental à l’échelle nord-américaine
constitue un atout inestimable. Mais aussi pour partager
notre vision sur l’avenir des quotidiens et les moyens
que ceux-ci doivent prendre pour répondre aux nouveaux
besoins des lecteurs et des annonceurs.
George et Frank, bien que vous n’ayez pas pu vous
joindre à nous aujourd’hui, je salue votre
ouverture d’esprit et votre avant-gardisme. Merci
de votre confiance en Transcontinental et en ses gens. Nous
ne serons pas un simple fournisseur de services pour le
San Francisco Chronicle, mais bien un partenaire
d’affaires intégré à votre chaîne
de valeurs et contribuant au développement de votre
marque et de votre produit.

Cela m’amène naturellement à vous
parler du positionnement de Transcontinental en matière
d’impression de journaux.
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Transcontinental est le plus important imprimeur indépendant
de journaux au Canada avec des revenus annuels de plus de
250 millions de dollars. Nous avons un réseau
de 12 usines qui s’étend de Saint-Jean, Terre-Neuve,
jusqu’à Vancouver. Nous imprimons quelque 200
journaux, dont une vingtaine de quotidiens.
Dans le cadre de notre planification stratégique,
nous avons identifié l’impression de journaux
comme un segment d’avenir. Voici pourquoi.
L’industrie des quotidiens est en transformation rapide,
et ce, à travers le monde. Les statistiques qui parlent
d’une diminution de tirage sont trompeuses. D’ailleurs,
le sondage NADbank du mois dernier mentionnait que le lectorat
des quotidiens a augmenté au Canada au cours de la
dernière année. Comme d’habitude dans
les périodes de transformation accélérée,
il y aura des gagnants et des perdants. Notre stratégie
est de nous associer aux innovateurs qui ont décidé
de faire partie des gagnants. En fait, notre modèle
d’affaires est taillé sur mesure pour eux.
Nous permettons en effet aux éditeurs de se concentrer
sur leur fonction première, soit de promouvoir leur
marque en créant un contenu et un graphisme de grande
qualité et en faisant de l’innovation une priorité.
Nous mettons également à leur disposition
les plus récentes technologies pour leur permettre
d’attirer les nouvelles générations
de lecteurs et d’annonceurs. Je pense entre autres
à un meilleur papier, à une reproduction couleur
plus grande et de qualité supérieure, et à
une distribution ciblée qui permet une personnalisation
plus pointue.
Non seulement notre modèle est-il à la fine
pointe de la technologie, il est également à
la fine pointe sur le plan humain. Il est en effet taillé
sur mesure pour les jeunes générations à
la recherche d’un environnement de travail valorisant
qui leur donne une grande autonomie et fait appel à
leur créativité ainsi qu’à leur
talent.

Dans notre modèle, il n’y a pas de niveau
hiérarchique et chacun des employés, que nous
appelons des « associés »,
vise à remplir toutes les fonctions d’un bout
à l’autre du processus de production. En équipe,
ils sont responsables de la gestion de leur imprimerie dans
le respect des valeurs de Transcontinental. Il s’agit
donc d’une organisation du travail innovatrice, souple
et efficace que nous avons perfectionnée au fil des
ans. Cela change totalement la façon de gérer
et de développer une entreprise.
Ce modèle, nous l’avons développé
au Canada et nous sommes maintenant prêts à
l’implanter aux États-Unis. D’ailleurs,
nous sommes actuellement en discussion avec plusieurs éditeurs
de quotidiens américains. Je peux vous dire que notre
modèle est très bien reçu partout.
Nous avons donc la certitude que l’annonce d’aujourd’hui
aidera à notre développement aux États-Unis
en raison du prestige de Hearst Corporation et du San
Francisco Chronicle.
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Passons maintenant aux détails financiers de l’entente
et aux prochaines étapes.
Pour l’impression des quelque 400 000 exemplaires
quotidiens du San Francisco Chronicle, Transcontinental
construira une toute nouvelle usine dans la région
de San Francisco. Cela représentera un investissement
de plus de 200 millions de dollars américains.
Nous y imprimerons également d’autres produits.

Nous financerons le projet à même nos importants
fonds générés par l’exploitation,
qui totalisent environ 300 millions de dollars par
année, et par nos facilités de crédit
existantes. Nous avons déjà identifié
quelques emplacements potentiels et les travaux débuteront
en 2007. Le premier numéro officiel du Chronicle
imprimé par Transcontinental sortira de nos presses
au printemps 2009.
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En conclusion, je réitère que chez Transcontinental,
nous avons confiance en l’avenir des quotidiens. Nous
avons la conviction que notre modèle de production
fournit aux éditeurs la possibilité de se
démarquer et de renforcer leur position dans leur
marché. Nous avons fait nos preuves dans le passé
et je peux assurer nos nouveaux partenaires qu’ils
ont fait le bon choix pour permettre au San Francisco
Chronicle de demeurer le quotidien dominant dans la
Baie de San Francisco pour des générations
à venir.
Je vous remercie de votre attention.